
Quand il m'écrit de jolis mots
J'ai l'impression d'exister,
D'être quelqu'un de bien.
J'ai l'impression d'être acquittée,
Des dires de ces anormaux.
Quand il dessine les phrases,
J'ai l'impression d'une peinture
Faite seulement pour moi,
Je deviens sa sculpture,
Une pierre qui s'embrase.
Une pierre peut-être dure
Mais pas forcément froide,
Je suis les deux à la fois.
Je voudrais être sa naïade,
Sans aucune procédure.
Quand il aligne les rimes,
Je les imprime pour les relire.
Je deviens un être unique ;
Mais mon rêve vient de finir,
Et ce réveil m'opprime.
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