Mes larmes effacent mes écrits
Elles passent comme une gomme
Qui éliminerait mes phrases
Mes pleurs sont un ultimatum
Qui ne veut pas que mes mots crient
Alors je recommence mes vers
Ne voulant pas céder en somme
A cette vague triste et perverse
Qui voudrait n'être qu'un post-scriptum
Sur ma lettre messagère
J'écris pour ôter l'écharde
Celle qui est profonde et lance
A tel point que ma tête éclate
Mes mots sont ma délivrance
Les maux fous d'une motarde
J'aligne tout sur mon carnet
Afin de pouvoir expurger
Ce qui me fait douter, pleurer
Et ceux qui m'ont conditionné
Pour enfin tourner le feuillet