La foudre ne choisit pas son arbre,
Le malheur n'a aucune morale,
L'éclair jaillit, coupant comme un sabre
Frappant net, tels les sabots d'un cheval.
La réalité et sa puissance,
Vérité nous atteignant à jamais,
Sans aménité et sans décence,
Aucune prévenance ni apprêt.
Petite fille jetée au square,
Attendant si gentiment sa maman !
Sans pleurer, elle la suivra du regard,
Malgré la nuit et sa peur, elle attend !
C'était en octobre, j'avais huit ans,
J'ai attendu qu'elle vienne me chercher.
La réalité sur moi s'abattant,
Je me suis retrouvée transfigurée.
Paul O.