
Emmurée dans mon silence,
Enfermée dans ma maison.
Personne, aucune présence
Pour me rendre la raison.
Je ne peux oublier l'injustice,
Celle qui me laisse seule
Avec seulement mes mots factices,
Qui sont posés comme des éteules.
Cloitrée dans mes murs
Au lieu d'être au travail,
C'est une déchirure
Transperçant mon poitrail.
Ne jamais pouvoir discuter,
Faire semblant d'être bien !
Uniquement mes mots alignés,
Me procurent un peu de soutien.
Mais cette présence virtuelle,
Ne comble pas l'énorme vide
De quelqu'un de vrai et réel,
Pour qui je serais une sylphide !