Samedi 28 juin 2008

Je n'en voulais pas de cette sale vie !
J'ai du tout aller chercher,
Car toute petite, elle m'avait tout pris,
Et là, seule sur le pavé, je suis restée !


La mort non plus n'a pas voulu de moi,
Alors je dois continuer,
Il me vient des idées parfois,
Des pensées de culpabilité.


Car je vis entre deux mondes,
Celui de l'indifférence,
Mais je suis aussi dans la ronde,
De l'indicible violence.


Je suis une enfant de la rue,
Car c'est là qu'elle me mettait,
Pour être tranquille, garder sa paix,
Je suis une enfant qui était perdue.


Rejetée par une mère qui voulait,
Garder sa liberté bien à elle !
Garder sa liberté essentielle !
Moi ? dans la rue ! comme elle s'en fichait !


J'ai du me défendre seule ;
Contre les imbéciles,
Contre les inutiles,
Contre les personnes veules.


Je suis devenue presque à toutes épreuves,
Je crois que j'ai surmontées les pires,
Celles passées, et prête pour celles à venir,
Mais de mon enfance je resterais veuve !


La rebelle ne sera plus jamais une cible,
Car la rebelle reste terrible,
La rebelle ne sera plus jamais corrigible,
Mais la rebelle restera sensible !

par Lili-la-Rebelle publié dans : Révoltes ; Rébellions communauté : Passeurs d'espoirs
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Commentaires

Lili, comment te dire que je me retrouve viscéralement dans tes mots si volontairement enfouisseurs de ton passé et le désignant, je le crois, comme ne t’ayant jamais terrassé. Je lis ton poème et je ressens qu’il m’appartient aussi. C’est dans tes mots mes renoncements que je trouve, et plus encore et comme pour toi cette formidable rebelle, ce besoin que j’ai de prévenir que dorénavant personne d’autre que moi ne saurait plus réussir à m’abîmer. J’aime cette Lili là, extrêmement affirmée dans sa rebellité et en même temps nous hurlant qu’une autre Lili n’est pas ou là plus morte… J’aime ton dernier vers, il te montre que sensible, féminine, en attente, en espoir, en besoin.
Lili, ce poème est ton bilan. Il est comptable bien entendu, mais il ne prononce pas de faillite ni civile ni celle du cœur.
Je t’embrasse Lili, tu m’as touché, je t’en remercie. Bonne nuit, je te la souhaite là apaisée. Marc.
commentaire n° : 1 posté par : Marc de Metz (site web) le: 28/04/2008 23:03:39
Boris Cyrulnik appellerait ça la résilience, ton parcours de battante et de rebelle. Il t'a forgée, t'a faite ce que tu es aujourd'hui. Mais j'ai une pensée tendre pour la petite fille mise à la rue, trop tôt confrontée à la violence des grands, cette petite fille qui a dû refouler au plus profond ses rêves d'enfant et se construire une carapace pour survivre. Je t'embrasse Lili. Malou
commentaire n° : 2 posté par : Malou (site web) le: 29/04/2008 09:09:11
Magnifique poésie que je découvre par l'intermédiaire de Marc de Metz.
Amicalement
Bises.
Violette
commentaire n° : 3 posté par : marinachili (site web) le: 29/04/2008 09:40:34
oui Malou je pense que tu as raison, j'ai d'ailleurs beaucoup lu Boris Cyrulnick, je pense que je suis une résiliente, merci à toi ; peu de personne connaissent cet écrivain, au même titre qu'elles ne connaissent pas Jacques Salomé !
Amicalement
Bises à toi
commentaire n° : 4 posté par : lili-la-rebelle (site web) le: 29/04/2008 09:45:24
Je ne sais pas si tu as déjà classé ce poème, mais si non, tu me ferais très plaisir en le mettant chez les Passeurs d'espoirs... Merci pour ton com' de ce matin. Je t'ai laissé ma définition de la "rebellitude" en réponse... bisous Lili et prends soin de toi.
commentaire n° : 5 posté par : Ptitsa (site web) le: 29/04/2008 11:47:42
J'ai connu quelqu'un comme toi... Il lui restait toujours quelque chose dans le regard? je comprends que tu écrives !
commentaire n° : 6 posté par : seb (site web) le: 29/04/2008 17:05:31
Lili la rebelle, amie et architecte d'intercoeurs...


Surtout, amie Lili, ne sois pas malheureuse que je puisse m’identifier avec le cœur et les tripes à tes mots… Ils sont pour moi un baume sur mes anciennes blessures. Non Lili, bien au contraire, je me sens bien dans tes mots, sur tes mots, sous tes mots, devant tes mots et derrière tes mots. Je m’y sens bien Lili car je suis là, maintenant, depuis des mois, après tes mots. Ils ne peuvent que me rappeler que, comme tu le traduis si merveilleusement « l'être humain ne devrait pas avoir subi ou à subir tout cela ». Tu es cet être humain Lili, encore… Je l’ai été… Te savoir l’être, je déteste mais je suis impuissant d’ici, de si loin, si, moi dans mes années apaisées… ENFIN !



Je ne peux que te prier de bien vouloir t’habituer à recevoir, de ma part, une multitude d’autres attentions. Elles me restent à inventer pour te les imposer comme la plus légitime, de ma part, reconnaissance de tes mille qualités de cœur. Je te crois en « rebellité », je te veux qu’en « rebellitude »… Je me suppose là devoir très vite t’éclairer ainsi que Ptitsa sur ma traduction très personnelle de ces deux néologismes qui te méritent.



Je n’aime pas ce que me disent tes mots… J’aime comment tu le dis avec tes mots !

Je t’embrasse, reste Lili… celle qui est si sensible.

Marc, de Metz.
commentaire n° : 7 posté par : Marc de Metz (site web) le: 29/04/2008 18:04:41
Je te découvre aujourd'hui par Marc...quelle jolie chaîne que ces architectes...
Dans rebelle il y a "belle"
Sincèrement
commentaire n° : 8 posté par : Lmvie (site web) le: 29/04/2008 19:04:26
Pour répondre à ton com' de tout à l'heure : A quoi bon laisser les blancs à un partenaire dont tu sais par avance qu'il ne respectera pas les règles du jeu ? Pourquoi lui laisser la marge pour te faire souffrir ? Tu n'as pas à accepter ni à subir ça, Lili. Il y a des parties que tu peux refuser de jouer quand tu sais que l'autre n'a ni honnêteté, ni noblesse. Tu as le droit au MEILLEUR pour TOI !!! Ce que tu as fait pour ces femmes que tu évoques est merveilleux. A présent, au travers des épreuves que tu traverses en ce moment, la vie te donne l'occasion de t'occuper de TOI ! Lmvie a raison : dans rebelle, il y a belle.... et combien tu l'es !!
commentaire n° : 9 posté par : Ptitsa (site web) le: 29/04/2008 23:25:58
Ptitsa, je suis comme ça ! je l'écris, je ne serais plus jamais une cible mais je reste terrible, si je laisse la personne qui me veut du mal commencer, c'est que je sais qu'elle n'a aucune chance, car en toute légalité et sans violence, je la prendrais à son propre jeu et je gagnerais, mais avec honneur ! car moi ce n'est pas mon habitude de faire du mal aux autres gratuitement, si je suis obligée d'en arriver là, c'est que j'aurais du me défendre ! voilà pourquoi je laisse toujours à l'autre la primeur de me laisser tranquille, ou pas, et c'est pour ça que comme aux échecs, je ne prends jamais les blancs ! Je suis une rebelle loyale et ceux qui m'ont fait du mal auraient du réfléchir, et ceux qui ont l'intention de m'en faire devront réfléchir ! moi je n'ai rien demandé à cette vie, alors que les méchants s'occupent d'eux ; car sur leur route il n'y a pas que des imbéciles peureux !
commentaire n° : 10 posté par : lili-la-rebelle (site web) le: 30/04/2008 09:34:10
Merci beaucoup de ton passage, tout ce que tu me dis,est fort juste bien évidemment et je le sais également mais il faut remonter vingt années en arrière tout était bien différent surtout avec un ponte...et de plus tu me parles d'un "vrai" chirurgien celui qui m'a opéré était un "maître mondial"...
J'explique tout ceci dans cette histoire longue à lire et c'est normal que tu n'aies pas tout lu...
Je reviendrai te voir
A bientôt
commentaire n° : 11 posté par : Lmvie (site web) le: 30/04/2008 11:04:17
celui-là je l'aime, il me ressemble comme on se ressemble ! la rue, nous a eu raison de notre innocence, de notre douceur,de notre droit aux regards tendres...
nous sommes chacunes rebelles à notre façon, et nous le resterons...

je t'embrasse
commentaire n° : 12 posté par : oignet (site web) le: 01/05/2008 20:15:24
Bonjour Lili, je reste extrêmement touchée par tes paroles ... A très bientôt, Silvia
commentaire n° : 13 posté par : Silvia (site web) le: 02/05/2008 11:49:24
Je suis bouleversée par ton poème ... et quand je vois tous ceux qui ont laissé ici un commentaire, c'est encore moi qui me sens petite, moins courageuse que toi ...
Oui, tu es bien une résiliente, j'aime beaucoup Boris Cyrulnik ... ainsi que Jacques Salomé . A bientôt Lili . Bisous .
Liza
commentaire n° : 14 posté par : Liza Peninon (site web) le: 04/05/2008 21:27:14

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