Moi, l'ours polaire,
Sur ma banquise
Qui fond et s'enlise,
Mon existence est précaire !
Moi, le solitaire,
Le sol se subtilise
Sous mes pattes surprises.
Me voilà tributaire !
Moi et mes compères,
Avions notre terre promise,
Mais des humains l'ont prise,
Ils se nomment "dignitaires" !
Les deux pattes propriétaires,
Font des expertises
De ma glace acquise
Fuyante sous ma voûte plantaire !
De soi-disant humanitaires,
Qui se formalisent
Qui se mobilisent
Mais ne sont que vacataires !
Je suis le dépositaire
Et j'immortalise
De l'humain la bêtise
A l'échelle planétaire !