Mardi 15 juillet 2008

Souffrir à cause d'une offense,
De celle qui vous ôtes vraiment tout !
Et d'épreuves en épreuves
Vous voilà, n'être rien du tout ;
Malgré ce que les autres pensent.
 
Une valeur est impalpable,
Cachée à côté de votre âme,
Et l'une ne va pas sans l'autre
Elle sont jumelles, c'est un sézame !
Si l'une est touchée, l'autre est friable.

Alors ce que les autres voient,
Passe inaperçu à vos yeux !
On ne peut voir ce qui n'est plus,
Un ensemble intègre et heureux.
On devient aveugle de son moi !

In fine, vous voilà perdue,
Achevée par un révolver,
Dont les balles pleines de mots
Ont tué, tout votre univers
Voilà votre vie,... suspendue !

Une offense entraînant une sentence,
Votre valeur s'est envolée.
Vous ne savez plus qui vous êtes !
L'âme esseulée va pleurer,
Invisible est la souffrance !
par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Des mots contre des maux...
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Mardi 15 juillet 2008
paradis-noir.jpg

La foudre ne choisit pas son arbre,
Le malheur n'a aucune morale,
L'éclair jaillit, coupant comme un sabre
Frappant net, tels les sabots d'un cheval.

 

La réalité et sa puissance,
Vérité nous atteignant à jamais,
Sans aménité et sans décence,
Aucune prévenance ni apprêt.

 

Petite fille jetée au square,
Attendant si gentiment sa maman !
Sans pleurer, elle la suivra du regard,
Malgré la nuit et sa peur, elle attend !

 

C'était en octobre, j'avais huit ans,
J'ai attendu qu'elle vienne me chercher.
La réalité sur moi s'abattant,
Je me suis retrouvée transfigurée.

 
Ne vous étonnez pas bonnes gens,
Si la vie m'a rendu tant rebelle,
Comme une vague sur les brisants,
J'étais cassée et sans étincelle.

J'étais la visée de pédophiles,
Très tôt j'ai du feinter pour les leurrer !
Futée, indocile, pour le goupil,
Fillette forgée mais écartelée !
par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mardi 15 juillet 2008

Dans ses vapeurs d'alcool,
Elle a cru devenir folle,
Voilà que rentrait l'égorgeur,
Avec ses poings rageurs.


Il cognait le soir
Comme on claque un tiroir !


Dans son ivrognerie,
Monsieur sa seigneurie,
Gueulait que c'était une porcherie
Et la chambre devenait écorcherie !


Il cognait le soir
Comme on claque un tiroir !


Dans ses relents d'alcool,
Avec ses mots au vitriol
Elle a supporté le violeur,
Elle a connu la douleur !


Il cognait le soir
Comme on claque un tiroir !


Elle qui fût petit colibri,
Elle sautillant comme un cabri,
Heureuse d'être avec ce mari,
N'imaginant pas cette barbarie !


Il a tiré un soir,
Et tout est devenu noir !

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Les violences conjugales ont augmentées de + de 30% en 4 ans
par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Libre expression
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Mardi 15 juillet 2008

Emmurée dans mon silence,
Enfermée dans ma maison.
Personne, aucune présence
Pour me rendre la raison.

Je ne peux oublier l'injustice,
Celle qui me laisse seule
Avec seulement mes mots factices,
Qui sont posés comme des éteules.

Cloitrée dans mes murs
Au lieu d'être au travail,
C'est une déchirure
Transperçant mon poitrail.

Ne jamais pouvoir discuter,
Faire semblant d'être bien !
Uniquement mes mots alignés,
Me procurent un peu de soutien.

Mais cette présence virtuelle,
Ne comble pas l'énorme vide
De quelqu'un de vrai et réel,
Pour qui je serais une sylphide !

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par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Lesdélaissésdelavie.
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Samedi 12 juillet 2008

Mes larmes effacent mes écrits
Elles passent comme une gomme
Qui éliminerait mes phrases
Mes pleurs sont un ultimatum
Qui ne veut pas que mes mots crient

Alors je recommence mes vers
Ne voulant pas céder en somme
A cette vague triste et perverse
Qui voudrait n'être qu'un post-scriptum
Sur ma lettre messagère

J'écris pour ôter l'écharde
Celle qui est profonde et lance
A tel point que ma tête éclate
Mes mots sont ma délivrance
Les maux fous d'une motarde

J'aligne tout sur mon carnet
Afin de pouvoir expurger
Ce qui me fait douter, pleurer
Et ceux qui m'ont conditionné
Pour enfin tourner le feuillet

 
par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Lesdélaissésdelavie.
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Vendredi 11 juillet 2008
tribunal1.jpg

Souviens-toi de ce vingt-deux de novembre,
Ce jour noir, ou elle s'est sectionnée les veines,
Car toi ! tu l'avais reléguée dans sa peine.
Souviens-toi de son sang, coulant de ses membres !

Souviens-toi de tes propos tellement puants !
De tes paroles si pleines de tant de fiel !
Toi ! femme dirigeante caractérielle,
Souviens-toi, n'oublie jamais ce jour important.

Souviens-toi de son corps mou, de son teint blafard !
Rappelle-toi ce jour ou en l'évacuant,
Vers toi, se tournaient, tous ces regards t'accusant !
Souviens-toi ! elle était dans un total brouillard.

Souviens-toi, jalouse, tu espérais sa mort,
Tu voulais absolument qu'elle dégage,
Tu n'avais jamais prévu le sauvetage,
Souviens-toi et à présent repense à ton sort !


Moi ! à l'oubli je ne peux me résoudre !
Moi ! en aucun cas je ne peux t'absoudre !

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par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Les chroniques de la meute
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Jeudi 10 juillet 2008















Mayrig

Cours Mayrig
Les turcs sont là
Cours Mayrig
Je vais aider grand'pa

Mayrig je t'en prie
Il faut te relever
Mayrig si tu souffres crie
Mais continue de marcher

Les mitrailleuses résonnent
Des hurlements horribles
Les tranchées qu'ils façonnent
Pour leurs prochaines cibles

Grand'pa est mort
Mayrig court et pleure
Les Turcs ont jeté leur sort
Sur Mayrig pour son malheur

Dans le ventre de MA grand'ma
Mayrig, dans ce temps là
La vie qui bat avec jambes et bras
Fuir le massacre, faire naître Papa

Mais tonton ne savait pas
Que tout recommencerait
Des massacres comme celui-là
Mon père enfant  en revivrait
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PREMIER GÉNOCIDE DU XXème siècle


Le massacre a commencé en 1894 pour se terminer en 1915/1916


Entre 1894 et 1896, comme les Arméniens réclament des réformes et une modernisation des institutions, le sultan en fait massacrer 200.000 à 250.000 avec le concours diligent des montagnards kurdes.


Un million d'Arméniens sont dépouillés de leurs biens et quelques milliers convertis de force. Des centaines d'églises sont brûlées ou transformées en mosquées... Rien qu'en juin 1896, dans la région de Van, au coeur de l'Arménie historique, pas moins de 350 villages sont rayés de la carte.


Ces massacres planifiés ont un avant-goût de génocide. L'Américain George Hepworth enquêtant sur les lieux deux ans après les faits, écrit : «Pendant mes déplacements en Arménie, j'ai été de jour en jour plus profondément convaincu que l'avenir des Arméniens est excessivement sombre. Il se peut que la main des Turcs soit retenue dans la crainte de l'Europe mais je suis sûr que leur objectif est l'extermination et qu'ils poursuivront cet objectif jusqu'au bout si l'occasion s'en présente. Ils sont déjà tout près de l'avoir atteint»


Dès 1909, soucieux de créer une nation turque racialement homogène, les Jeunes-Turcs multiplient les exactions contre les Arméniens d'Asie mineure. On compte ainsi 20.000 à 30.000 morts à Adana le 1er avril 1909...


La «Loi provisoire de déportation» du 27 mai 1915 fixe le cadre réglementaire de la déportation des survivants ainsi que de la spoliation des victimes.

Dans les villages qui ont été quelques semaines plus tôt privés de leurs notables et de leurs jeunes gens, militaires et gendarmes ont toute facilité à réunir les femmes et les enfants. Ces malheureux sont réunis en longs convois et déportés vers le sud, vers Alep, une ville de la Syrie ottomane.

Les marches se déroulent sous le soleil de l'été, dans des conditions épouvantables, sans vivres et sans eau, sous la menace constante des montagnards kurdes, trop heureux de pouvoir librement exterminer leurs voisins et rivaux. Elles débouchent en général sur une mort rapide.


Survivent toutefois beaucoup de jeunes femmes ou d'adolescentes (parmi les plus jolies) ; celles-là sont enlevées par les Turcs ou les Kurdes pour être vendues comme esclaves ou converties de force à l'islam et mariées à des familiers (en ce début du XXIe siècle, beaucoup de Turcs sont ainsi troublés de découvrir qu'ils descendent ainsi d'une jeune chrétienne d'Arménie arrachée à sa famille et à sa culture).

24 AVRIL 1915 = 1.500.000 morts et ça continue jusqu'en 1916

par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 4 juillet 2008

Partout elle me suit,
Jamais elle n'abandonne.
Elle me couve la nuit,
Est dérangée quand on sonne.


Sur moi elle veille,
Insupportable présence,
Comme une duègne,
N'a aucune tolérance.


Elle, mon ennemie,
Me laissant aussi désoeuvrée
Qu'un bébé omis,
Et dans sa chambre, oublié.


Ingratitude
De ma vie, pleine de luttes
Ma solitude
Sans cesse me persécute.


Jamais elle lâche,
Voulant me mener à la mort
Moi, sans panache
Solitude incolore !


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par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Amies de la Poésies
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Dimanche 29 juin 2008

Soit vous aviez quelques biens
Alors c'était très très bien,
vous étiez un être cher
Avant de voir le notaire.
Cher, c'est le mot bien choisi
Pour des obsèques finies.
Ou on pleure beaucoup aussi,
Avant d'avoir les soucis !


Le notaire convoque
Et c'est sans équivoque,
Que les enfants mécontents,
Voient qu'ils n'auront pas d'argent !
Pire même, des dettes !
Oubliées les requêtes
Que leur mère a faites,
Sans voix est leur défaite !


Maman aura son argent,
Eh oui petits insolents
Elle attend depuis dix ans
Pour vivre normalement.
Vous lui en avez voulu
Vous ne l'avez jamais cru
Mais la vérité est là
elle vous pointe de ses doigts !


La partie est donc jouée,
Nada de la décédée,
Rien maman ne laissera,
Au moment ou elle mourra,
Aux enfants intéressés,
Testament bien validé.


par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Etre pour les autres.
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Dimanche 29 juin 2008
guillotine3.jpg

Ce que l'on vous a mis dans la tête,
Par un seul mot bien cinglant,
Mille mots contraires et touchants,
Ne pourront effacer le seul mot bête.

 

Un seul mot infâme, provocateur !
Mais qui vous a détruite,
Ouverte comme une huître,
Un seul mot ; Un couteau destructeur.

 

Tout ce qu'alors vous aviez reconstruit,
Tombe d'un seul coup de faux !
Coupe, comme sur l'échafaud !
Et vous êtes là, regardant les débris !

 

De votre travail,  il ne reste rien,
Et votre propre estime
Perdue dans les abîmes
De vos pensées, restées nues, sans gardien.

par Lili-la-Rebelle publié dans : Douleurs communauté : Les chroniques de la meute
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