
Combien de kilomètres aura-t-il fallu,
pour trouver une solution,
Pour aérer et ranger mes idées,
Pour ne pas percuter le talus,
Pour oublier cette agression
Fomentée pour me terrasser !
J'ai foncé, foncé ; Mon esprit maîtrise
Les chevaux de ma machine,
Mais pas ma mémoire ni mes pensées.
Et ma vitesse cicatrise
Les paroles intestines
Prononcées pour me suicider.
J'ai roulé, roulé, sans destination précise,
Mon bolide avalant l'asphalte
Comme Gargantua ses plats,
Désirant que la route m'exorcise
Surtout ne pas faire de halte
Mon destin est peut-être là !
J'ai foncé, foncé, sur la route qui m'hypnotise
Ma moto me montre le chemin
Elle vrombit, puis se cabre.
Je reprends le contrôle, je cautérise,
Mes pneus crissent, je serre les freins,
Ma plaie s'est refermée, là, sous l'arbre !
J'ai roulé, roulé, sur l'autoroute grise
Car de nouveau je m'appartiens
Je verrais un autre matin,
Je suis libérée mais toujours insoumise
Moi et ma volonté en gardien
Allons rouler sur d'autres chemins !
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